L’e-tourisme

Catégorie : Les tendances sur la Toile

Une révolution culturelle qui doit tout aux NTIC

Une personne sur deux qui est partie en voyage en 2010 s’en est remis à Internet !

 

orientation L’e tourismeChoisir sa destination en ligne, organiser un voyage en quelques clics, glaner des informations auprès d’autres e-touristes via les forums et autres blogs, réserver son séjour sur des plateformes dédiés, visiter son hôtel ou un gîte à l’autre bout du monde depuis son canapé…

Ensuite, (car ce n’est pas fini, quand un « pro », on se prépare !)

… Découvrir un pays, discuter sur des forums avec d’autres voyageurs, vérifier si c’est la bonne saison, visualiser les lieux sur Google Earth, faire quelques recherches sur les prix des voyages, des hôtels, des restaurants, commander un guide de bons plans, s’abonner à la newsletter des comités de tourisme, envoyer un mail à plusieurs agences, voir les photos et les vidéos de l’hôtel, commander sur une plateforme, imprimer son billet et enfin… sortir de chez soi !!!

 

Le tourisme représente, en France comme ailleurs, la catégorie de produits et services la plus achetée sur Internet. En effet, comme pour tout produit, les internautes recherchent avant tout le « bon plan », le prix réduit sur le billet de train ou d’avion par exemple. Les offreurs comme voyages-sncf.com ou easyjet proposant des outils perfectionnés (comme l’affichage de l’ensemble des prix sur une période 15 jours ou un mois), les internautes n’hésitent plus à déplacer leurs dates de départ afin de profiter des promotions. Qui est l’œuf, qui est la poule ? Les vendeurs en permettant aux internautes de calculer le coût exact d’un trajet ou de 5 nuits d’hôtel avec petit déjeuner continental se placent eux-mêmes dans la position d’être comparés aux autres et de « perdre le marché »… mais celui qui ne propose pas cet outil est d’office éliminé !

 

En parallèle, les internautes surfent pour dénicher l’hôtel fabuleux et méconnu, le trek original, le gîte gastronomique, explorent les confins du web via des blogs de spécialistes (les chasseurs de papillons dans les DOM-TOM, les fans d’architecture Art Nouveau…) ou des sites dédiés pour construire une expérience « sur-mesure ».

 

A l’autre bout de la chaîne, l’offre s’organise pour être au rendez-vous de ces nouveaux usages : les offices de tourisme, collectivités, hôteliers, restaurants, sites culturels… ont multiplié les investissements pour être visibles – et lisibles – sur la toile afin de ne pas rater le train des nouvelles technologies et le flux de e-touristes !

 

Même le petit gîte rural au fond de la Creuse a aujourd’hui son petit site web avec quelques photos. Seul bémol, de nombreux petits acteurs touristiques n’ont pas encore franchi le pas d’offrir l’achat en ligne, handicap forcément pénalisant. Ce réservoir est formidable : on estime à 4 milliards d’Euros le manque à gagner sur le chiffre d’affaires du secteur.

 

Ensuite, les professionnels du tourisme ont bien compris qu’à l’heure de l’explosion des réseaux sociaux, il est très difficile de contrôler son image, son offre… Un hôtel peut vivre des moments difficiles si l’un des ses clients critique son séjour. Pour l’instant, seuls les grands noms du secteur affectent des budgets et des moyens humains à des spécialistes des réseaux sociaux qui créent des pages sur Facebook et s’attachent à travailler l’image et l’offre de leur entreprise sur les forums spécialisés. En effet, le temps et l’investissement nécessaires sont importants et le retour sur investissement difficilement chiffrables. Sans parler de l’impact négatif, s’il est découvert, d’un « faux » internaute qui publie des commentaires mensongers sur son propre hôtel…

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